COMILOG/ Jocelain LEBAMA, une grève pour une nomination?

Depuis plusieurs semaines, la grève illimitée lancée à la Comilog par certaines organisations syndicales paralyse l’entreprise et menace l’économie nationale. Mais au-delà des revendications salariales affichées, une question cruciale se pose : cette grève est-elle réellement menée pour défendre les travailleurs ou sert-elle des ambitions personnelles ?

En observant les événements de plus près, il apparaît que Jocelyn Lebama, Secrétaire général de la centrale syndicale STRIMM, chercherait à attirer l’attention du Président de la République, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, en espérant décrocher un poste de prestige.

Une grève pour une promotion politique ?

Selon plusieurs sources bien informées, Lebama ambitionne une nomination dans la haute administration publique. Mais dans un contexte où les postes stratégiques se font rares, comment se faire remarquer par les plus hautes autorités ? En déclenchant une crise d’ampleur nationale et en s’imposant comme un acteur incontournable du conflit social.

En jouant la carte de la confrontation avec une entreprise clé pour l’économie gabonaise, Lebama cherche à se positionner comme un “homme fort” du syndicalisme, espérant être perçu comme un leader incontournable.

Mais la stratégie est risquée :

  • Les travailleurs sont les premières victimes, avec des jours de salaires non payés et un avenir incertain.
  • La Comilog perd 2 milliards de FCFA par jour, mettant en péril ses investissements sociaux et sa compétitivité.
  • Le gouvernement, engagé dans un processus de dialogue social et de stabilité, voit cette grève comme une provocation inutile.

Un agenda personnel au détriment des travailleurs

Ce qui aurait pu être un mouvement de revendications légitimes s’est transformé en un outil de lobbying personnel pour une promotion. Pourtant, les employés de la Comilog méritent mieux que d’être utilisés comme monnaie d’échange politique.

Si réellement la cause des travailleurs était la priorité de Jocelyn Lebama, il accepterait de retourner à la table des négociations, au lieu d’imposer une situation de blocage qui ne profite à personne

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