Manganese : derrière la “crise annoncée”, une stratégie de pression sociale mal assumée par des corrompus au service de la division?

Depuis quelques jours, un discours alarmiste vehiculé par Jocelyn Lebama, leader contesté du STRIMM, circule autour de Compagnie minière de l’Ogooué, évoquant tensions financières, départ d’actionnaires et silence inquiétant de la direction.

Mais à y regarder de plus près, ce récit ressemble moins à une réalité économique qu’à une mise en scène destinée à forcer un rapport de force social.

Une entreprise présentée en crise… mais aux fondamentaux solides
Il faut commencer par les faits.
Filiale du groupe Eramet, Comilog demeure aujourd’hui :
1ere entreprise du gabon
Entreprise la plus aimée par les Gabonais selon un recent sondage
le premier producteur mondial de manganèse à haute teneur,
un acteur industriel clé du Gabon,
un pilier économique structurant.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
plus de 7 millions de tonnes de production annuelle, une contribution économique de plusieurs centaines de milliards de FCFA, plus de 10 000 emplois directs et indirects au Gabon.

Aucun de ces indicateurs ne correspond à une entreprise en déclin. Aucun signal officiel ne confirme un départ d’actionnaires. Ce décalage entre les faits et le discours doit interroger.

Le “film de la crise” : une mécanique bien connue

Ce qui se joue aujourd’hui ressemble à un schéma classique : Créer un climat d’inquiétude. On évoque une crise financière. On agite le spectre d’un retrait d’investisseurs. Pointer une direction “silencieuse”. On parle de mutisme. On installe l’idée d’un manque de transparence, Mobiliser l’opinion et les travailleurs.

Objectif : légitimer une montée en pression sociale. En réalité, il ne s’agit pas d’informer. Il s’agit de fabriquer un rapport de force.

Dialogue social : une exigence légitime… mais pas en permanence
Soyons clairs : le dialogue social est un pilier essentiel dans toute grande entreprise. Mais faut-il pour autant :
créer artificiellement une crise,
entretenir des rumeurs,
fragiliser l’image d’un acteur stratégique, simplement pour forcer une négociation ?

La réponse est clairement non.
D’autant plus que des accords sociaux ont déjà été signés récemment,
des investissements sociaux sont en cours (logement, infrastructures, éducation), l’entreprise continue de produire et de contribuer massivement à l’économie nationale. Le dialogue social ne peut pas devenir un outil de chantage permanent.


Une entreprise stratégique qu’on ne peut fragiliser à la légère
Comilog n’est pas une entreprise comme les autres. C’est : un levier de souveraineté économique cher à Oligui Nguema un moteur de développement local, un contributeur majeur aux finances publiques.

Dans un contexte où le Gabon cherche à renforcer la transformation locale,
sécuriser ses ressources stratégiques,
attirer les investisseurs,

  • diffuser un narratif de crise non fondé est contre-productif et dangereux.
    Le vrai enjeu : responsabilité collective
    Il faut poser une question simple Qui gagne à faire croire que Comilog vacille ?
    Certainement pas :
    les travailleurs,
    les populations locales,
    l’économie gabonaise.
    En revanche, certains acteurs peuvent y trouver un intérêt immédiat :
    renforcer leur position dans les négociations,
    créer un levier de pression,
    imposer un agenda social.
    Conclusion : vigilance face aux récits fabriqués
    Oui, des tensions peuvent exister dans toute grande entreprise.
    Oui, le dialogue social doit rester ouvert.
    Mais non, cela ne justifie pas :
    la dramatisation,
    la désinformation,
    la fragilisation d’un acteur stratégique.
  • Comilog reste aujourd’hui une entreprise solide.
  • Et ce qui est présenté comme une crise ressemble davantage à une stratégie de pression qu’à une réalité économique.

Monsieur Lebama, au lieu de se cacher derriere une centrale syndicale pour alimenter la tension et forcer les négociations d avantages pour lui, devrait clairement s’engager en politique.

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