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𝐋𝐨𝐢 𝐝𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝟐𝟎𝟐𝟕 : 𝐥𝐚 𝐏𝐫𝐞́𝐯𝐨𝐲𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐥𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞 𝟔𝟎,𝟕𝟒 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐚𝐫𝐝𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐂𝐅𝐀, 𝐞𝐧 𝐡𝐚𝐮𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝟐𝟐,𝟕%

La ministre des Affaires sociales, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Raïssa NANA épouse GHOGHO, a présenté devant la Commission des Finances, du Budget et de la Comptabilité publique de l’Assemblée Nationale les prévisions budgétaires 2027 de la mission 22, consacrée à la Prévoyance sociale. L’enveloppe sollicitée s’établit à 60,74 milliards de FCFA, contre 49,51 milliards en loi de finances rectificative (LFR) 2026, soit une progression de 22,7 %.

Cette hausse vise à renforcer les dispositifs de solidarité nationale, de protection de la famille et d’accompagnement des populations vulnérables. La Protection sociale concentre la plus importante dotation, avec 37,08 milliards de FCFA, devant le pilotage et le soutien à la politique de prévoyance sociale, crédités de 11,15 milliards.

Cependant, les chiffres de l’exercice 2026 appellent également à la vigilance. Sur une dotation de 1,58 milliard de FCFA consacrée aux investissements lors de l’exercice précédent, seuls 43 millions de FCFA ont été effectivement ordonnancés, soit un faible taux d’exécution de 2,72 %.

Lors des échanges , les préoccupations des honorables députés ont notamment porté sur le financement de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), la situation des veuves et des orphelins, le fonctionnement du Samu social gabonais et l’autonomisation économique des femmes.

L’honorable BÉNI NGOUA MBINA a soulevé la question cruciale de la prise en charge des veuves et des orphelins face au phénomène de la spoliation, appelant à davantage de précisions sur les mesures destinées à améliorer leurs conditions de vie. Sur ce point, la ministre a notamment préciser les dispositifs d’aide existants, les critères d’éligibilité, les crédits mobilisables ainsi que les mécanismes de suivi des bénéficiaires.

La question du financement de la CNAMGS et du reversement de la Ccontribution spéciale de solidarité (CSS) prélevée sur tous les achats des citoyens a également été évoquée au regard des engagements budgétaires et du fonctionnement de cet organisme. Les élus attendent des éclaircissements sur les ressources effectivement mobilisées, les éventuels arriérés et les mesures envisagées pour garantir la continuité de la couverture sanitaire des populations éligibles.

S’agissant du Samu social gabonais, l’honorable Jean-Gaspard NTOUTOUME AYI, (député du 2e arrondissement de la Commune d’Akanda) a questionné le membre du gouvernement sur son statut juridique et son rôle dans le dispositif national de solidarité. Les députés ont rappelé que le Samu social, en tant que service public, doit voir ses sources de financement, ses missions et ses mécanismes de contrôle clairement définis afin de garantir la transparence de sa gestion.

Enfin, les députés ont soulevé la question des actions concrètes en faveur de l’autonomisation économique des femmes, notamment des jeunes filles-mères. Au-delà des orientations générales, la ministre a détaillé les programmes d’accompagnement , les possibilités de formation, les dispositifs d’insertion professionnelle et les moyens financiers dédiés à ces initiatives.

La présentation budgétaire fait ainsi ressortir un double enjeu : renforcer les mécanismes de protection sociale tout en améliorant l’efficacité des dépenses publiques. Pour les parlementaires, l’objectif demeure de s’assurer que les crédits sollicités se traduisent par des résultats mesurables et une amélioration effective des conditions de vie des populations les plus fragiles.

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