Départ d’Uber au Nigeria : les chauffeurs peinent à tourner la page

Un mois après le retrait d’Uber de Lagos, la capitale économique nigériane, le secteur du transport à la demande traverse une zone de turbulence. Les chauffeurs, désormais privés d’un acteur majeur, continuent de protester contre leurs conditions de travail et l’insuffisance de l’offre pour répondre à la demande croissante.
Selon RFI Afrique, commander une course via une application de transport à la demande à Lagos est devenu particulièrement difficile depuis le départ d’Uber en septembre dernier. Cette rupture dans le paysage urbain a laissé l’offre incapable de satisfaire la demande des usagers, malgré la présence d’autres applications sur le marché.
La situation est aggravée par les mouvements de grève organisés par les chauffeurs qui réclament une amélioration de leurs conditions de travail. Toujours d’après RFI, ces derniers demandent notamment une réduction des commissions perçues par les plateformes restantes afin de faire face à la flambée persistante du prix du carburant, un enjeu qui affecte directement leur rentabilité et leur pouvoir d’achat.
L’article de RFI ne mentionne ni données chiffrées sur le nombre de chauffeurs concernés, ni le nom des applications qui persistent, ni des réponses des autorités nigérianes ou des plateformes concurrentes.
Ce contexte soulève toutefois des questions à l’échelle régionale pour les usagers gabonais, eux-mêmes familiers des défis liés au transport urbain informel et à la dépendance à quelques opérateurs numériques. Le cas nigérian, rapporté par RFI, montre comment le départ d’un acteur majeur peut désorganiser tout un secteur et amplifier les revendications sociales, un scénario qui devrait interpeller les décideurs et opérateurs gabonais sur la vulnérabilité des systèmes fondés sur une faible concurrence.
À ce stade, seules les informations provenant de la dépêche RFI sont disponibles et ne permettent pas de préciser davantage les conséquences économiques ou sociales à long terme.





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