Le Cameroun serre la vis : interdiction de vente de motos sans plaque pour contrer la criminalité

Face à la hausse des agressions en bande dans la capitale, le gouvernement camerounais décide de proscrire la vente de motos sans plaque d’immatriculation. Cette nouvelle mesure vise à juguler l’utilisation des motos-taxis dans des actes criminels.
Le Cameroun vient d’adopter une mesure forte dans la lutte contre l’insécurité urbaine. Selon RFI Afrique, la vente des motos dépourvues de plaque d’immatriculation est désormais formellement interdite sur l’ensemble du territoire camerounais. Cette décision a été officialisée par le ministre de l’Administration territoriale, répondant ainsi à la recrudescence d’agressions perpétrées par des bandes motorisées, notamment à Yaoundé et dans ses environs.
La mesure intervient après le constat, relayé dans un rapport sur la situation sécuritaire de la capitale camerounaise, du rôle central que jouent certains conducteurs de motos-taxis dans l’organisation d’agressions en bande. En imposant la traçabilité dès l’achat du véhicule, le gouvernement entend mieux réguler un secteur en pleine expansion mais souvent pointé du doigt pour ses dérives.
À ce stade, la communication officielle se limite à l’annonce de l’interdiction et aux motivations sécuritaires derrière la décision. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni par le média source concernant les modalités concrètes de l’application de cette directive, les sanctions encourues, ou encore la concertation éventuelle avec les acteurs du secteur.
L’ampleur de cette mesure, qui questionne l’équilibre entre liberté de circulation et impératifs sécuritaires, suscite déjà des réactions sur la scène camerounaise. Mais sans données additionnelles ni déclarations des parties prenantes ou d’experts, il n’est pas possible d’analyser son éventuelle efficacité ou d’en anticiper les conséquences à court terme.
La situation de Yaoundé met néanmoins en lumière la difficulté partagée par de nombreuses capitales africaines à encadrer des mobilités ne répondant pas toujours aux normes administratives, et le recours à des politiques coercitives face à la montée de la criminalité organisée.





Laisser un commentaire