L’Ouganda amorce le retrait de ses troupes de Somalie après deux décennies de présence militaire

Après vingt ans d’engagement dans la stabilisation de la Somalie, l’Ouganda a débuté le retrait progressif de ses troupes. Un mouvement qui pourrait reconfigurer l’équilibre sécuritaire dans la Corne de l’Afrique. Quels enjeux pour la région et pour l’Union africaine ?
Selon France 24, l’Ouganda a annoncé, le lundi 2 novembre, avoir entamé le retrait de ses soldats présents en Somalie depuis vingt ans. Ce déploiement s’inscrivait à la fois dans le cadre d’un accord bilatéral et de la Mission de soutien et de stabilisation de l’Union africaine en Somalie (Aussom), où l’armée ougandaise constitue une composante majeure.
Peu de précisions ont filtré quant au calendrier exact de ce retrait, mais cette évolution marque la fin d’une implication militaire qui aura duré deux décennies. Depuis ses débuts, la mission ougandaise s’est inscrite dans une dynamique régionale visant à endiguer l’instabilité chronique en Somalie et à soutenir les institutions somaliennes. Ce retrait intervient alors même que la situation sécuritaire reste fragile et que les groupes armés restent actifs sur le territoire somalien.
D’après la correspondante de France 24 à Kigali, Aurore Bayoud, l’opération de désengagement ougandais se fait dans un contexte international composé de multiples parties prenantes, dont l’Union africaine et les autres pays contributeurs de troupes. Aucune déclaration officielle n’a précisé l’ampleur ni la durée de cette première phase de retrait. Il reste à observer comment ce mouvement affectera la mission de stabilisation dans la région.
Faute d’éléments complémentaires, il n’est pas possible à cette étape de mesurer les conséquences sécuritaires pour la Somalie ou pour ses partenaires régionaux.
Les prochaines semaines diront si ce retrait entraîne un changement significatif dans la gestion des menaces sécuritaires au sein de la Corne de l’Afrique.





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