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PAIN À 125 FCFA : LA BAGUETTE VA-T-ELLE PRENDRE 50 FRANCS DE PLUS ?

Les boulangers signalent une hausse de la farine et attendent une réponse du ministère de l’Économie. Une augmentation de la baguette n’est pas annoncée à ce jour : le syndicat dit avoir saisi l’administration et s’interdit de répercuter le coût sans concertation. Le prix du pain reste donc suspendu à une explication publique.

La baguette n’a pas officiellement changé de prix, mais les inquiétudes circulent. Sur Brand24, une publication s’interroge sur 175 ou 200 FCFA : c’est une crainte individuelle, pas un tarif décidé. Gabon Media Time rapporte les propos du président du Syndicat des boulangers du Gabon (SYBULGA).

Selon Jaber Nguembet Yasserr, les minotiers auraient augmenté de 5 % le prix du sac de farine depuis le 21 septembre, le portant de 19 000 à 19 950 FCFA. Le syndicat rappelle que l’accord conclu avec l’État depuis 2022 visait à maintenir la baguette à 125 FCFA. Il affirme avoir écrit au ministre de l’Économie le 30 septembre et attendre une réponse. Ces éléments sont rapportés par le syndicat à la presse ; nous n’avons pas trouvé de confirmation indépendante du nouveau tarif de farine ni de réponse officielle du ministère dans les sources consultées lundi matin.

Le prix de référence protège les ménages contre une hausse brutale et rend la dépense prévisible. Mais un prix bloqué n’efface pas les coûts de farine, d’énergie, de transport et de main-d’œuvre. Sans réponse, il peut fragiliser les boulangers, tendre l’approvisionnement ou encourager des ajustements du grammage et de la qualité. Ce sont des risques, pas des pratiques établies ici. Le chiffre de la farine doit donc être confronté aux factures et à l’accord en vigueur avant toute décision sur le prix final.

La question adressée au gouvernement est précise : le prix de la farine a-t-il réellement augmenté, et pour quelle raison ? Le SYBULGA évoque des exonérations prolongées sur les produits de première nécessité, mais le lien entre ces mesures, le prix du sac et les 5 % rapportés demande une vérification auprès des textes et des opérateurs concernés. Confondre hausse commerciale, taxe et fin d’une exonération ferait un titre spectaculaire, mais un mauvais article.

Le ministère devrait clarifier le prix applicable, le mécanisme de compensation, le statut de l’accord sur les 125 FCFA et la concertation. Un maintien du prix protège le pouvoir d’achat, mais il faut dire qui supporte l’écart de coûts et selon quelle règle ; sans cela, le blocage peut déplacer le problème plutôt que le résoudre. Le Secrétariat général du Gouvernement peut rendre les textes lisibles ; une note sans contrôle des prix en boulangerie restera toutefois théorique.

« 175 ou 200 FCFA » reste donc une crainte en ligne, pas une décision. Il faut une réponse officielle, des justificatifs de coûts et un contrôle du prix et du poids en rayon. À défaut, l’inflation se mesurera à la file d’attente.

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