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Quatre ans après la paix de Pretoria : le sort incertain des déplacés tigréens en Éthiopie

Malgré la signature de l’accord de paix de Pretoria en 2022, plus de 750 000 déplacés du Tigré restent loin de leurs foyers. Le camp de Seba Kare, à la périphérie de Mekelle, abrite à lui seul près de 50 000 personnes en attente de solutions durables.

Le 2 novembre 2022, l’accord de Pretoria mettait officiellement un terme à la guerre du Tigré, en Éthiopie. Pourtant, quatre ans plus tard, une majorité des déplacés du conflit attend toujours de pouvoir rentrer chez elle, comme le rapporte RFI Afrique.

Symbole de cette attente insatisfaite, le camp de Seba Kare, situé non loin de la capitale régionale Mekelle, accueille près de 50 000 personnes. Selon RFI, la plupart de ces déplacés ont été contraints de quitter le Tigré occidental, aujourd’hui administré par la région voisine de l’Amhara. Ces populations vivent dans des conditions précaires et expriment l’espoir de pouvoir retrouver leurs terres, alors même que l’administration fédérale a repris le contrôle du Tigré.

Le reportage de RFI semble également souligner le faible retour des déplacés et le manque de perspectives concrètes pour un retour massif. Les attentes des personnes concernées, recueillies par la radio, sont avant tout liées au retour chez elles, en sécurité.

Ce constat soulève des questions sur l’efficacité des politiques de retour et de réconciliation mises en place par les autorités éthiopiennes depuis la fin du conflit. À ce stade, faute d’autres sources ou de données chiffrées récentes, peu d’éléments permettent d’établir avec précision l’évolution de la situation pour les centaines de milliers de déplacés.

L’histoire des déplacés tigréens souligne ainsi, quatre ans après la paix, la complexité des enjeux humanitaires et politiques en Éthiopie post-conflit.

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