RDC : un insecticide domestique jugé hautement dangereux par l’OMS alarme les experts

En République démocratique du Congo, l’usage grandissant d’un insecticide destiné à l’agriculture inquiète l’OMS, après plusieurs cas d’intoxication dans plusieurs villes. Le produit incriminé, Lava, est interdit dans plusieurs pays à cause de sa substance toxique.
En République démocratique du Congo (RDC), la vigilance est de mise face à la diffusion d’un produit chimique controversé dans les foyers. Selon un article de RFI Afrique (publié le 3 novembre 2026), un insecticide vendu sous le nom Lava connaît un usage croissant par des ménages pour se protéger des moustiques et autres insectes. Or, ce produit, prévu initialement pour l’agriculture, inquiète la communauté scientifique et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
RFI rapporte qu’une étude scientifique, publiée le 29 octobre, fait notamment état de 22 cas d’intoxication attribués à l’utilisation du Lava dans les villes de Kinshasa, Lubumbashi et Kolwezi. L’enquête ne précise pas la gravité exacte de ces intoxications ni le sort des personnes concernées, mais souligne le lien possible avec la manipulation domestique de l’insecticide.
Lava contient du dichlorvos, une substance toxique. À ce titre, le produit est interdit à la commercialisation en Europe ainsi qu’au Canada, rappelle RFI, qui avance que la réglementation sanitaire locale est à la traîne face à la circulation de composés pourtant jugés dangereux à l’international. L’OMS considère le dichlorvos comme hautement dangereux pour la santé humaine, même à faibles doses lorsque l’exposition est répétée ou prolongée.
La fiche de veille ne fournit pas d’éléments sur la réaction des autorités de la santé publique en RDC ni sur d’éventuels plans d’interdiction ou de mise en garde pour les ménages. Par ailleurs, aucune donnée concernant l’ampleur de la distribution du produit ou des campagnes de prévention n’est évoquée dans la source.
Ce cas met en lumière la question de l’accès et du contrôle des substances toxiques dans plusieurs pays africains, alors qu’elles sont bannies sous d’autres latitudes pour des raisons de santé publique.
Faute d’éléments complémentaires, notamment sur la réponse officielle congolaise ou les suites judiciaires et sanitaires, il n’est pas possible d’aller plus loin dans l’analyse des politiques ou des impacts sociaux.





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