À Makokou, le potentiel minier de l’Ogooué-Ivindo s’affirme comme un levier majeur de transformation économique du Gabon. le 26 août 2026, la capitale provinciale a accueilli le premier Forum économique de l’Ivindo, consacré au thème : « Infrastructures minières et transformation économique : Belinga, catalyseur d’une nouvelle ère industrielle au Gabon ». La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs membres du Gouvernement, des autorités provinciales ainsi que du Président-Directeur Général de Fortescue Belinga, Edward Kalajzic. Cette rencontre, dédiée aux opportunités d’investissement dans le secteur minier, a permis de mettre en lumière le potentiel du projet Belinga, désormais au cœur des perspectives de développement de l’Ogooué-Ivindo et des ambitions du Gabon en matière de diversification et de transformation de son économie. Au-delà des perspectives liées à l’exploitation du minerai de fer, le projet Belinga produit d’ores et déjà des retombées concrètes sur le tissu socio-économique local. Les activités actuellement déployées sur le terrain soutiennent 1 246 emplois directs. Cette dynamique s’appuie sur une politique de valorisation de la main-d’œuvre nationale, avec 82 % de salariés gabonais, parmi lesquels 57 % sont originaires de la province de l’Ogooué-Ivindo. La formation constitue également un axe majeur de l’accompagnement du projet. À travers le programme « We Train for Gabon », le groupe Fortescue offre à 50 ressortissants gabonais une immersion pratique dans les méthodes et standards de l’industrie minière australienne. En juillet dernier, la visite en Australie du Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a notamment permis de saluer la première promotion de diplômés et de renforcer les bases d’un partenariat destiné à développer, sur le long terme, une expertise minière nationale. Sur le terrain, les opérations d’exploration connaissent par ailleurs une progression significative. À Belinga, plus de 225 000 mètres de forage à circulation inverse ont été réalisés à travers 1 470 trous, auxquels s’ajoutent 17 500 mètres de forage au diamant. L’exploration s’étend désormais à d’autres zones du territoire, notamment à Batouala, où les travaux ont débuté en mai, tandis que de nouvelles campagnes d’exploration sont en préparation dans le secteur de Boka Boka. Si les avancées enregistrées témoignent d’une montée en puissance progressive du projet, son développement demeure soumis à plusieurs étapes déterminantes. La poursuite des études, l’obtention des autorisations réglementaires et la prise d’une décision finale d’investissement constituent autant de préalables à la mise en œuvre des prochaines phases. Selon Edward Kalajzic, « la première expédition de minerai est prévue pour 2030, sous réserve d’une décision finale d’investissement, des études et de l’obtention des autorisations nécessaires ». À ce stade, Belinga reste donc un projet en phase d’exploration et de préparation, mais dont les premiers résultats dessinent déjà les contours d’une ambition industrielle de long terme. Les investissements engagés dans l’exploration, la formation et l’emploi local, ainsi que l’ouverture progressive de nouvelles zones d’activités, positionnent l’Ogooué-Ivindo comme un territoire appelé à jouer un rôle central dans la transformation économique du Gabon. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État, qui entend faire de la valorisation responsable des ressources naturelles, du développement des infrastructures, de la création d’emplois et du renforcement des compétences nationales des moteurs de la transformation du pays. À travers le projet Belinga, l’enjeu est ainsi de faire de la richesse minière un véritable accélérateur de développement local et national, au bénéfice durable des populations et de l’économie gabonaise.
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