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Procès Martinez Zogo au Cameroun : les zones d’ombre persistent après le témoignage d’Ayissi Nanga

Au procès très suivi de l’affaire Martinez Zogo, le témoignage du lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga soulève des interrogations. Interrogé par la partie civile, l’ancien enquêteur pointe du doigt de possibles incohérences dans la procédure, tout en étant critiqué pour son obstination.

Le procès relatif à l’affaire Martinez Zogo, journaliste camerounais assassiné dans des circonstances troublantes, se poursuit sous haute tension devant le tribunal militaire du Cameroun. Selon RFI Afrique, après trois jours d’audience, le témoignage du lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a retenu l’attention et poursuit d’alimenter les débats.

Ce dernier, ancien membre de la commission mixte d’enquête, a maintenu devant la cour que, selon lui, les véritables coupables ne seraient pas parmi les personnes traduites devant la justice. Cette affirmation, rapportée par RFI Afrique, a constitué un point central de son audition ce mercredi 28 octobre.

Pendant le contre-interrogatoire, les avocats de la partie civile ont cherché à souligner certaines incohérences dans le récit d’Ayissi Nanga. Selon la même source, ceux-ci ont mis en lumière deux axes majeurs : d’une part, une supposée forme d’« acharnement » du témoin envers sa hiérarchie et, d’autre part, l’attitude jugée persistante d’Ayissi Nanga à vouloir enquêter sur le dossier, alors même qu’il avait été écarté de la commission mixte.

Le déroulement du procès met en relief la complexité du dossier Martinez Zogo, également suivi avec inquiétude par l’opinion publique gabonaise, alarmée par les dangers qui pèsent sur la liberté de la presse et l’indépendance de la justice en Afrique centrale. Les faits rapportés signalent une tension entre le besoin de vérité et la dynamique institutionnelle du procès.

Pour l’heure, sur la base des éléments transmis, aucun détail supplémentaire n’est disponible sur les réactions du tribunal, l’identité des autres personnes jugées, ni l’évolution précise de la procédure. Le cas reste emblématique des difficultés à établir les responsabilités dans les dossiers sensibles qui secouent la région.

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