Réforme constitutionnelle au Togo : la Cédéao relance les autorités après son arrêt

La Cour de justice de la Cédéao presse le gouvernement togolais de fournir des explications sur sa réforme constitutionnelle, jugée contraire aux principes régionaux. Cette démarche soulève de nouvelles interrogations sur la gouvernance et le respect des normes démocratiques en Afrique de l’Ouest.
La réforme constitutionnelle adoptée en mars 2024 par le Togo continue de susciter la controverse sur la scène régionale. Selon RFI Afrique, la Cour de justice de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a adressé le 31 octobre 2026 une lettre de relance au ministre togolais de la Justice. Cette démarche s’inscrit dans le suivi d’un arrêt rendu par la Cour le 29 janvier 2026.
D’après la même source, la juridiction régionale avait qualifié la réforme constitutionnelle togolaise de « changement de gouvernement inconstitutionnel », estimant qu’elle contrevenait à l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.
Dans sa lettre, la Cour demande cette fois au gouvernement togolais de l’informer des mesures prises pour exécuter l’arrêt. Aucun détail supplémentaire sur la réponse des autorités togolaises n’a été publié dans la source consultée.
En l’absence d’information complémentaire sur la réaction du Togo ou d’autres acteurs régionaux, il demeure difficile d’évaluer les conséquences immédiates de cette relance sur l’évolution du dossier. L’évolution du dialogue entre la Cédéao et le gouvernement togolais reste donc à surveiller de près.





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