Le secteur énergétique gabonais franchit une nouvelle étape vers un mix énergétique plus diversifié et durable. La mise en service, ce samedi 5 septembre 2026, de la première phase de la centrale solaire d’Ayémé-Plaine constitue une avancée majeure dans la stratégie des pouvoirs publics visant à accroître la production d’électricité à partir de sources renouvelables, tout en renforçant durablement la sécurité énergétique nationale. Implantée à environ 30 kilomètres de Libreville, cette infrastructure constitue l’une des concrétisations de cette nouvelle orientation énergétique. Portée par SOLEN SA et réalisée par le groupe Solen dans le cadre d’un partenariat public-privé, la centrale a été officiellement mise en service en présence du Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, du Ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, ainsi que d’une délégation d’hommes d’affaires des Émirats arabes unis conduite par Mohammed Bin Tala, ministre adjoint chargé des échanges d’expériences gouvernementales. Avec cette première mise en service, le projet d’Ayémé-Plaine pose les bases d’une infrastructure énergétique appelée à prendre une dimension significative. Le programme prévoit, à terme, une capacité globale de 120 MWc. Pour cette première phase, la centrale affiche une capacité de 30 MWc en courant alternatif et 44 MW en courant continu. À cette capacité de production s’ajoute un dispositif de stockage destiné à optimiser la gestion de l’énergie produite. La première phase intègre en effet un système de batteries d’une capacité de 8 MWh, permettant notamment d’améliorer la flexibilité, la disponibilité et la stabilité de l’électricité injectée dans le réseau. L’enjeu du projet dépasse largement les limites géographiques d’Ayémé-Plaine. L’électricité produite par la centrale a vocation à alimenter le réseau interconnecté (RIC) du Grand Libreville, contribuant ainsi à renforcer l’offre disponible au bénéfice des populations et des activités économiques. À travers cette infrastructure, le Gouvernement entend également réduire progressivement la dépendance du système électrique à la production thermique. L’intégration accrue de l’énergie solaire dans le réseau national doit permettre de diversifier les sources de production, d’accompagner la hausse de la demande en électricité et de renforcer durablement la résilience du système énergétique. Pour Philippe Tonangoye, la mise en service de cette première phase traduit concrètement l’ambition portée par le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, en faveur du développement des énergies renouvelables. Cette orientation vise notamment à construire un modèle énergétique plus diversifié, plus fiable et davantage tourné vers les besoins futurs du pays.
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