Franceville : une réunion sur la pelouse, mais les supporters attendent le diagnostic complet

Après les critiques sur l’aire de jeu du stade Rénovation et la coupure d’éclairage du match Gabon–Niger, le ministre des Sports a rencontré des techniciens le 16 octobre. Le diagnostic peut corriger les problèmes ; il faut encore le publier, fixer les travaux et en suivre l’exécution.
La pelouse et les installations techniques du stade Rénovation de Franceville sont revenues sur la table. Le 16 octobre, le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, a réuni des techniciens spécialisés dans la maintenance sportive, après les défaillances constatées lors de Gabon–Niger, disputé à la fin septembre. L’objectif annoncé : dresser un bilan des faiblesses de l’aire de jeu et des équipements, puis corriger les problèmes avant les prochaines rencontres.
La démarche est nécessaire. Une expertise technique permet de distinguer ce qui relève du drainage, du gazon, de l’entretien ou des installations, au lieu de remplacer un diagnostic par des commentaires de tribune. Elle peut aider à prioriser les réparations et à éviter que des travaux coûteux ne soient engagés sans traiter la cause réelle.
Mais réunir les experts n’est pas encore réparer le terrain. Le compte rendu ne détaille ni conclusions, ni travaux retenus, ni coût ou calendrier. Sans ces éléments, impossible de savoir si la réunion débouche sur un plan d’action ou rejoint la longue liste des « préoccupations prises en compte ».
L’urgence ne concerne pas seulement l’esthétique du gazon. Lors du match contre le Niger, l’éclairage a aussi été interrompu. L’Office national de développement du sport et de la culture indiquait le 2 octobre que les groupes électrogènes, installés en 2011, avaient connu trois incidents et que l’origine de la panne de septembre restait à déterminer. La SEEG avait rétabli l’alimentation après quatorze minutes. Le dépannage a limité l’interruption ; la répétition des incidents pose néanmoins une question de maintenance.
Le bénéfice d’une remise à niveau serait concret : de meilleures conditions de jeu, moins de risques pour les joueurs et une enceinte plus fiable pour les événements internationaux. Le coût et les délais constituent l’autre versant. Des réparations peuvent immobiliser le stade ou mobiliser des ressources importantes ; les différer peut coûter plus cher si les mêmes pannes se répètent. Le choix doit s’appuyer sur un diagnostic, un budget et un calendrier accessibles.
Le ministère et l’ONDSC, gestionnaire des infrastructures sportives, devraient publier travaux urgents, responsables, financement, échéances et critères de réception. Le Secrétariat général du Gouvernement peut faciliter la traçabilité des décisions ; la maintenance relève des opérateurs concernés. Chacun doit répondre de son périmètre.
Les réunions techniques sont utiles si elles produisent des actes vérifiables. À Franceville, le prochain coup d’envoi attendu n’est pas seulement celui d’un match : c’est celui des corrections annoncées, avec des résultats que les joueurs et les supporters pourront constater.





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