Face aux enjeux de maintenance et de valorisation de son patrimoine sportif, le Gabon explore de nouvelles approches pour garantir la pérennité de ses infrastructures. Au regard des défis liés à l’entretien, à l’exploitation et à la pérennisation des infrastructures, le pays entend tirer profit de l’expérience rwandaise afin de mettre en place un modèle de gestion plus performant, durable et économiquement viable.
C’est dans cette dynamique qu’en marge de la 3ᵉ édition du forum international SportsBiz Africa, organisée à Kigali, le ministre de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement Culturel et des Arts, Paul Ulrich Kessany, accompagné du Directeur général de l’Office National de Développement du Sport et de la Culture (ONDSC), Loïc Ngouayit Kounda, a signé, ce jeudi 10 septembre 2026, un protocole d’accord avec QA Venue Solutions Rwanda, représentée par son Directeur général, Kyle John Schofield.
À travers cet accord, les autorités gabonaises souhaitent notamment s’appuyer sur le savoir-faire rwandais en matière de gestion, d’exploitation et de maintenance des grands équipements sportifs. Une démarche confortée par la visite de plusieurs infrastructures emblématiques de Kigali, parmi lesquelles la BK Arena, complexe multifonctionnel d’une capacité de 10 000 places, ainsi que le stade Amahoro, une enceinte de 45 000 places récemment rénovée.

Au-delà de la qualité de ces équipements, l’intérêt de la délégation gabonaise réside dans les modèles d’exploitation qui les accompagnent. Ces infrastructures illustrent en effet une approche combinant maintenance régulière, diversification des activités, optimisation des espaces et recherche de rentabilité, autant de leviers susceptibles d’alimenter la réflexion engagée au Gabon sur l’avenir de son patrimoine sportif.
Dans le prolongement de cette coopération, le transfert de compétences occupe également une place centrale dans le protocole d’accord. La formation des personnels techniques gabonais doit permettre de renforcer les capacités nationales en matière de maintenance, de gestion et d’exploitation des infrastructures sportives.
Cette montée en compétences constitue un enjeu majeur pour garantir la pérennité des investissements consentis par l’État. Elle doit notamment contribuer à prévenir la dégradation prématurée des équipements, à améliorer leur fonctionnement et à favoriser une exploitation plus régulière et plus rentable.
Désormais, l’ambition affichée est de dépasser une approche centrée uniquement sur la construction ou la rénovation des infrastructures. Il s’agit d’inscrire leur développement dans une vision globale intégrant, dès leur mise en service, les impératifs d’entretien, de gestion, d’exploitation, de diversification des usages et de valorisation économique.
Pour le gouvernement gabonais, cette orientation participe ainsi à la restructuration et à la redynamisation du patrimoine sportif national. Une meilleure gestion des équipements doit également permettre de garantir aux athlètes, aux fédérations, aux clubs et à la jeunesse des espaces modernes, fonctionnels et adaptés aux exigences du sport contemporain.
En définitive, le partenariat conclu à Kigali ouvre une nouvelle perspective pour la gouvernance des infrastructures sportives gabonaises. En capitalisant sur l’expérience rwandaise et en misant sur le renforcement des compétences nationales, le Gabon entend désormais faire de ses équipements sportifs non seulement des lieux de pratique et de compétition, mais également des actifs durables au service du développement et de la jeunesse. Au-delà des ouvrages construits, l’enjeu est désormais de garantir leur performance dans le temps, afin que chaque infrastructure puisse pleinement contribuer à l’émergence d’un écosystème sportif gabonais moderne, compétitif et durable.


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